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Dernière mise à jour le · 6 min

Résumé de l’article
La prime de précarité est une indemnité versée à la fin d’un CDD ou d’une mission d’intérim pour compenser la précarité du contrat.
Elle est due si le contrat arrive à son terme sans être suivi d’un CDI, sauf en cas de rupture anticipée due au salarié ou de faute grave.
Le montant est généralement 10 % de la rémunération brute perçue, sauf convention collective qui peut prévoir un taux réduit de 6 %.
La prime est imposable et soumise aux cotisations sociales, et doit figurer distinctement sur le bulletin de paie.
Elle n’est pas due si le salarié est embauché en CDI immédiatement après un CDD sans interruption.
La prime de précarité est une indemnité qui touche de nombreux salariés en contrat à durée déterminée (CDD) ou en mission d'intérim. Conçue pour compenser la précarité inhérente à ces emplois temporaires, elle représente une aide financière bienvenue à la fin du contrat. Qui peut en bénéficier ? Comment est-elle calculée ? Existe-t-il des exceptions à son versement ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour comprendre vos droits et éviter les mauvaises surprises.
La prime de précarité, aussi appelée indemnité de fin de contrat, est une somme versée par l’employeur au salarié lorsque son CDD (contrat à durée déterminée) ou sa mission d'intérim prend fin. Son objectif est de compenser la nature temporaire de ces contrats en apportant une certaine sécurité financière au salarié une fois son emploi terminé.
La prime de précarité concerne uniquement les salariés en CDD ou en contrat d'intérim. Certains types de contrats, comme les contrats d'apprentissage, de professionnalisation, les contrats aidés (par exemple le contrat unique d'insertion) ou encore les contrats saisonniers, n'ouvrent généralement pas droit à cette prime.
Par exemple, dans le cadre d’un CDD d’usage, certaines règles applicables à la prime de précarité peuvent être différentes selon les usages du secteur, ce qui nécessite une bonne compréhension du contrat.
Pour que la prime soit versée, le contrat doit arriver à son terme sans être suivi d'un CDI (contrat à durée indéterminée). Si l'employeur propose un CDI au salarié, et que ce dernier refuse un poste équivalent en termes de rémunération et de responsabilités, la prime ne sera pas versée.
En cas de rupture anticipée du contrat, la situation diffère selon l'initiateur de la rupture. Si c'est l'employeur qui met fin au contrat, la prime est due, sauf en cas de faute grave ou lourde du salarié, ou en cas de force majeure. En revanche, si la rupture est à l'initiative du salarié et qu'il décide de démissionner, il ne pourra pas prétendre à la prime.
Dans le cas où un CDD est renouvelé, la prime de précarité sera versée à la fin du dernier contrat. Par ailleurs, si plusieurs CDD se succèdent sans interruption, chaque contrat donne droit à la prime.

Le montant de la prime de précarité est généralement fixé à 10 % de la rémunération brute totale perçue par le salarié pendant la durée de son contrat. Cette rémunération inclut le salaire de base ainsi que les primes et majorations éventuelles, telles que les heures supplémentaires. Il est important de noter que l'indemnité compensatrice de congés payés n'est pas prise en compte dans le calcul de la prime de précarité.
Si un salarié a perçu une rémunération brute totale de 15 500 € au cours de son CDD, le calcul de sa prime de précarité sera le suivant :
(15 500 € x 10) % 100 = 1 550 €
Ainsi, le salarié recevra une prime de précarité de 1 550 € à la fin de son contrat.
💡 À savoir : Dans certains cas, une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir un taux réduit de 6 % pour la prime de précarité. Cette réduction est généralement compensée par des actions de formation professionnelle en faveur du salarié.
Pour faciliter le calcul de votre prime de précarité, vous pouvez utiliser notre simulateur d’indemnité de fin de CDD.
Oui, la prime de précarité est soumise à l'impôt sur le revenu. Elle est considérée comme un revenu à part entière et doit donc être déclarée aux impôts. Aucun régime d'exonération ne s'applique, ce qui signifie qu'elle est imposée de la même manière que les autres rémunérations perçues par le salarié. En plus de l'impôt, elle est également soumise aux cotisations sociales, notamment la CSG et la CRDS. Ainsi, lorsqu'un salarié perçoit cette prime à la fin de son CDD, elle est intégrée à son revenu imposable et traitée fiscalement comme son salaire habituel.
La prime de précarité est versée au salarié à la fin de son CDD. Ce versement intervient au même moment que le dernier salaire, lors de l’établissement du solde de tout compte. Il est impératif que cette indemnité figure distinctement sur le bulletin de paie correspondant, garantissant ainsi la transparence du paiement.
Dans certains cas particuliers, comme le renouvellement du CDD, la prime de précarité est versée uniquement à la fin du dernier contrat, en prenant en compte l’ensemble des rémunérations perçues durant la totalité des contrats successifs. En revanche, si le salarié est embauché en CDI à l'issue de son CDD, la prime de précarité n’est pas due. Toutefois, si plusieurs CDD se sont succédé avant l’embauche en CDI, l'indemnité reste exigible pour chaque CDD antérieur au dernier.
Si vous constatez que votre employeur ne vous a pas versé la prime de précarité à laquelle vous pensez avoir droit à la fin de votre CDD, il est important de réagir en suivant certaines étapes.
Tout d’abord, il est important de vérifier si vous êtes bien éligible à cette indemnité. En effet, comme nous l’avons vu précédemment, la prime de précarité n’est pas systématiquement due et certaines situations spécifiques peuvent en exclure le versement.
Si, après vérification, vous estimez être éligible à la prime de précarité, la première action à entreprendre est de contacter votre employeur. Adressez-lui une demande écrite en exposant votre situation et en rappelant vos droits. Il est conseillé d’envoyer cette demande par lettre recommandée avec accusé de réception, afin de disposer d’une preuve en cas de litige.
Oui, la prime de précarité est bien obligatoire lorsqu'un CDD (contrat à durée déterminée) arrive à son terme. Toutefois, cette obligation est soumise à certaines conditions qui peuvent influencer son versement. Il est donc important de bien se renseigner sur les cas où cette prime s'applique ou non.
Si un CDI suit immédiatement un CDD sans interruption, la prime de précarité n'est pas due. En revanche, s'il y a ne serait-ce qu'un jour d'écart entre les deux contrats, l'indemnité doit être versée au salarié.
Un contractuel de la fonction publique peut toucher la prime de précarité si son contrat dure un an ou moins et que sa rémunération est sous un certain plafond. Cependant, cette prime n'est pas versée s'il est titularisé, renouvelé ou signe un nouveau contrat dans la fonction publique. (Article L554-3)
Pour calculer la prime de précarité d’une assistante maternelle en CDD, il faut prendre 10 % du total des salaires bruts versés pendant toute la durée du contrat. Toutefois, si l’assistante maternelle est embauchée en CDI à l’issue du CDD, cette prime ne lui est pas due.

Article écrit par Clementine
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