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title: "Comptabilité freelance : guide des obligations et solutions 2026"
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  title: "Comptabilité freelance : obligations selon votre statut"
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Résumé de l'article

-   Le freelance n’est pas un statut juridique mais un mode de travail, qui nécessite de choisir une structure (micro-entreprise, EI ou société) déterminant les obligations comptables.
    
-   Les règles comptables varient selon le régime fiscal (BIC ou BNC) et le statut, avec des exigences très simplifiées en micro-entreprise et plus complètes en société.
    
-   Tous les freelances doivent respecter certaines obligations de base, comme la facturation, la tenue de documents et la conservation des justificatifs.
    
-   La micro-entreprise repose sur une comptabilité allégée, tandis que les régimes réels imposent des déclarations fiscales et une comptabilité plus structurée.
    
-   L’expert-comptable n’est pas obligatoire, mais peut être utile selon la complexité de la situation, avec des alternatives comme les logiciels de comptabilité en ligne.

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Vous souhaitez vous lancer en tant que freelance mais vous ne connaissez pas vos obligations comptables ? Cette préoccupation légitime concerne de nombreux travailleurs indépendants. La **comptabilité freelance** impose des règles précises qui varient considérablement selon le statut juridique adopté. Un micro-entrepreneur ne répond pas aux mêmes exigences qu'une société et cette différence peut s'avérer déterminante pour votre activité.

Mais concrètement, quelles obligations comptables s'appliquent à votre situation ? L'expert-comptable représente-t-il un investissement nécessaire ? Comment simplifier votre gestion comptable au quotidien ? Vous découvrirez dans ce guide toutes les réponses pour gérer votre **comptabilité de freelance** en toute sérénité.

## Qu'est-ce qu'un freelance en comptabilité ? 

### Freelance : un mode de travail, pas un statut

Le terme « freelance » désigne un **travailleur indépendant** exerçant son activité **sans lien de subordination** avec un employeur. Contrairement à une idée répandue, il ne s'agit **pas d'un statut juridique** à proprement parler, mais d'un **mode d'organisation professionnelle.** Cette distinction fondamentale génère souvent une confusion chez les nouveaux indépendants.

En réalité, tout freelance doit impérativement [choisir une forme juridique](https://www.clementine.fr/blog/calculateurs/forme-juridique-entreprise/) pour exercer légalement son activité. Cette décision structure l'ensemble de ses **obligations comptables et fiscales.** Plusieurs options s'offrent à lui :

-   **Entreprise individuelle au régime micro** [(micro-entreprise](https://www.clementine.fr/blog/creation-et-financement/micro-entreprise/) ou anciennement auto-entreprise) 
    
-   **Entreprise Individuelle (EI) au régime réel** 
    
-   **Société** ([EURL](https://www.clementine.fr/blog/creation-et-financement/eurl/) - Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée ou [SASU](https://www.clementine.fr/blog/creation-et-financement/sasu/) - Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) 
    

Chaque statut implique des **règles comptables différentes**. Par conséquent, comprendre ces distinctions permet d'anticiper vos obligations et **d'adapter votre gestion administrative.**

### BIC ou BNC : quelle catégorie fiscale ?

Au-delà du **choix du statut juridique**, le freelance doit également déterminer sa **catégorie fiscale**. Cette classification dépend directement de la **nature de son activité professionnelle** et influence considérablement ses **obligations comptables**.

Les **Bénéfices Industriels et Commerciaux** (BIC) concernent principalement les activités de vente de marchandises, les prestations commerciales ainsi que les activités artisanales. Cette catégorie regroupe notamment les commerçants, les restaurateurs ou encore les artisans.

À l'inverse, les **Bénéfices Non Commerciaux** (BNC) s'appliquent aux [professions libérales](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/profession-liberale/) et aux prestations intellectuelles. Ainsi, les consultants, formateurs, développeurs web, graphistes ou encore coachs relèvent exclusivement de cette catégorie.

Cette distinction revêt une **importance capitale** pour votre **comptabilité freelance**. En effet, les régimes d'imposition, les modalités déclaratives et même les taux de cotisations sociales diffèrent selon que vous exercez en [BIC ou en BNC](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/bic-ou-bnc/). Par conséquent, identifiez correctement votre **catégorie fiscale** dès le démarrage pour **éviter des erreurs administratives** coûteuses.

## Quelles sont les obligations comptables communes à tous les freelances ? 

### La facturation obligatoire

Tout freelance doit établir une **facture** dès que le montant de la **prestation atteint 25 € TTC.** Cette obligation s'applique **quelle que soit la forme juridique choisie**. La facture constitue un **document comptable et juridique essentiel,** soumis aux règles strictes de conformité.

Chaque **facture émise** doit obligatoirement comporter [plusieurs mentions obligatoires](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/les-mentions-obligatoires-sur-vos-factures/) :

-   La mention « facture » accompagnée d'un numéro unique
    
-   La date d'émission et la date d'échéance du paiement
    
-   L'identité complète du freelance et de son client
    
-   La description détaillée de la prestation fournie
    
-   Le montant hors taxes (HT) et toutes taxes comprises (TTC)
    
-   Les [pénalités de retard](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/penalites-de-retard/) applicables en cas de non-paiement
    
-   Les conditions de règlement
    
-   La mention relative à la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) si vous bénéficiez de la franchise en base
    

Le non-respect de ces mentions expose le freelance à une **amende de 15 €** par mention absente sur la facture.

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💡 **À savoir** : la [facturation électronique](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/calendrier-facture-electronique/) deviendra obligatoire progressivement. Dès le 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises, y compris les micro-entrepreneurs, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Dès le 1ᵉʳ septembre 2027, les PME et freelances devront également être en mesure de les émettre. Consultez la [page officielle sur la facturation électronique](https://entreprendre.service-public.fr/actualites/A15683) du Service Public pour plus d'informations.

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### Compte bancaire et conservation des documents

Le freelance doit également respecter les **obligations spécifiques** concernant son compte bancaire professionnel. Ces règles varient selon le statut juridique adopté et le niveau d'activité réalisé.

Pour les **micro-entrepreneurs et entreprises individuelles**, un **compte dédié** à l'activité professionnelle devient obligatoire dès que le **chiffre d'affaires dépasse 10 000 €** pendant **deux années consécutives**. Ce compte peut être un simple compte courant séparé de vos finances personnelles, sans obligation de souscrire un compte professionnel classique.

En revanche, les **sociétés** (EURL, SASU) doivent impérativement ouvrir un **compte bancaire professionnel** dès leur [création](https://www.clementine.fr/blog/creation-et-financement/les-etapes-de-la-creation-dentreprise/). Cette exigence s'applique quel que soit le montant du [chiffre d'affaires](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/chiffre-daffaires/) réalisé. L'ouverture intervient généralement lors du dépôt du capital social.

Au-delà du compte bancaire, tous les indépendants doivent **conserver l'ensemble** de leurs **documents comptables pendant 10 années** minimum : factures émises et reçues, justificatifs de paiement, livre des recettes et tout autre document relatif à leur activité. Cette conservation s'effectue sous format papier ou numérique, selon votre convenance.

## Comment tenir sa comptabilité en micro-entreprise ?

### Les seuils de chiffre d'affaires 2026

Le régime de la **micro-entreprise** impose des **plafonds de chiffre d'affaires** à ne pas dépasser pour continuer à bénéficier de ce statut simplifié. Ces seuils varient selon la nature de votre activité professionnelle : 

-   **203 100 €** pour les activités de vente de marchandises et d’hébergement (BIC) ;
    
-   **83 600 €** pour les activités de prestations de service et professions libérales.
    

Le [dépassement de ces seuils](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/depassement-du-seuil-du-chiffre-daffaires-des-micro-entreprises/) entraîne automatiquement une **bascule** vers le régime de **l'Entreprise Individuelle** au régime réel. Cette transition implique des obligations comptables nettement plus contraignantes. Toutefois, la loi prévoit une **période de tolérance** : le dépassement ponctuel d'une année reste sans conséquence si vous restez sous les seuils de l'année suivante.

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💡 **À savoir** : si vous démarrez votre activité en cours d'année, les seuils de chiffre d'affaires s'appliquent au [prorata temporis](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/calcul-d-un-prorata/). Par exemple, pour une création au 1ᵉʳ juillet, votre plafond pour les prestations de services sera de 41 800 € (83 600 € ÷ 2). Cette règle s'applique **proportionnellement** quelle que soit la **date de début d'activité.**

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### Le livre des recettes et le registre des achats

La **comptabilité en micro-entreprise** repose sur **deux documents essentiels** dont la tenue conditionne la conformité de votre activité. 

Le **livre des recettes** s'impose à tous les micro-entrepreneurs sans exception, quelle que soit la nature de leur activité. Ce document retrace **l'ensemble des encaissements** réalisés au cours de [l'exercice](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/exercice-comptable-quest-ce-que-cest/). Il doit contenir plusieurs informations obligatoires :

-   L'enregistrement chronologique de chaque recette
    
-   Le montant et l'origine des recettes (identité du client)
    
-   Le mode de règlement utilisé (chèque, espèces, virement, carte bancaire)
    
-   La référence de la facture correspondante
    
-   Un total calculé tous les trois mois
    

Le **registre des achats** ne concerne que les **activités de vente de marchandises** et d'hébergement. Les prestataires de services en sont donc dispensés. Ce registre suit la même logique chronologique que le livre des recettes.

Ces documents peuvent être tenus sous **format papier ou numérique**.

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💡 **À savoir** : pour les ventes inférieures à 76 € réalisées auprès de particuliers, vous pouvez inscrire un montant global en fin de journée plutôt que de détailler ligne par ligne. Cette tolérance facilite la gestion quotidienne.

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### Déclaration de chiffre d'affaires et cotisations

#### Les cotisations sociales

Le micro-entrepreneur déclare son **chiffre d'affaires** selon une **fréquence mensuelle** ou **trimestrielle**, choix effectué lors de la création d’entreprise. Cette déclaration s'impose **même en l'absence de recettes :** un CA nul doit être déclaré.

Les cotisations sociales se calculent directement sur le montant déclaré, selon des taux variables :

| **Type d’activité** | **Taux** |
| --- | --- |
| Achat revente, hébergement | 12,3 % |
| Prestations de services (BIC) | 21,2 % |
| Activités libérales (BNC) | 25,6 % |
| Professions libérales réglementées relevant de la Cipav (BIC ou BNC) | 23,2 % |

Ces taux couvrent **l'intégralité de votre protection sociale** : maladie-maternité, retraite de base et complémentaire, allocations familiales et CSG-CRDS.

#### L'imposition sur le revenu et l'abattement forfaitaire

**Sur le plan fiscal**, le régime de la micro-entreprise **interdit la déduction des charges réelles**. En contrepartie, l'administration fiscale applique un **abattement forfaitaire** sur le chiffre d'affaires pour calculer votre base imposable :

-   **71 %** pour la vente de marchandises
    
-   **50 %** pour les prestations de services commerciaux et artisanaux
    
-   **34 %** pour les activités libérales
    

Seul le montant après abattement est soumis à [l'impôt sur le revenu](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/le-regime-de-limpot-sur-le-revenu-ir/) selon votre tranche marginale d'imposition. 

## Quelle comptabilité pour une entreprise individuelle au régime réel ?

### Le régime de la déclaration contrôlée (BNC)

Lorsque le **chiffre d'affaires dépasse 83 600 €** pour les **activités libérales**, le micro-entrepreneur bascule automatiquement vers le régime de la **déclaration contrôlée.** Ce régime fiscal, spécifique aux **Bénéfices Non Commerciaux**, impose des obligations comptables plus importantes que le régime micro-social.

Les **documents obligatoires** à tenir comprennent :

-   Le livre des recettes et des dépenses : enregistrement chronologique de tous les flux financiers
    
-   Le registre des [immobilisations](https://www.clementine.fr/blog/creation-et-financement/les-immobilisations-comptables/) et amortissements : suivi des biens durables acquis pour l'activité professionnelle
    
-   La possibilité de tenir une comptabilité de trésorerie (simplifiée) plutôt qu'une comptabilité d'engagement
    

Sur le plan déclaratif, le [professionnel libéral](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/profession-liberale/) doit produire **plusieurs documents fiscaux** chaque année : la **déclaration 2042-C Pro** (revenus complémentaires), accompagnée de la [**déclaration 2035**](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/declaration-2035/) (déclaration de résultat BNC) et de ses **annexes A et B**.

Ce régime permet de **déduire vos charges réelles**, contrairement au régime micro-entreprise qui applique un abattement forfaitaire. Cette déduction s'avère avantageuse si vos frais professionnels dépassent l'abattement de 34 %.

### Le régime réel simplifié d’imposition

Le **régime réel simplifié** s'applique aux entreprises dont le chiffre d'affaires se situe entre : 

-   **83 600 € et 286 000 € pour les prestations de services**
    
-   **203 100 € et 945 000 €** pour les activités commerciales et de vente de marchandises. 
    

Ce régime constitue une étape intermédiaire entre la micro-entreprise et le régime réel normal.

Les **obligations comptables** restent allégées par rapport au régime normal, tout en exigeant une tenue plus rigoureuse qu'en micro-entreprise. Vous devez tenir quotidiennement un **livre journal et un grand livre**. Le premier enregistre chronologiquement toutes les opérations comptables, tandis que le second classe ces opérations par compte pour faciliter le suivi.

À la [clôture de l'exercice](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/cloture-comptable/), plusieurs documents s'imposent : un **état des créances et des dettes**, un **inventaire annuel** de vos stocks, ainsi que des **comptes annuels simplifiés**. 

Sur le plan fiscal, vous déposez une **déclaration 2031** (résultat simplifié) accompagnée des annexes 2033-A à 2033-G. Concernant la TVA, le [régime simplifié](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/le-regime-reel-simplifie-de-tva/) prévoit deux acomptes semestriels (juillet et décembre) suivis d'une régularisation annuelle via la [déclaration CA12](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/ca12/).

### Le régime réel normal

Le **régime réel normal** s'impose dès que votre chiffre d'affaires dépasse les seuils du régime simplifié. Ce régime peut également être **choisi sur option**, même en deçà de ces seuils, si vous souhaitez une gestion comptable plus détaillée.

Ce régime impose la **comptabilité d'engagement**, méthode plus complexe que la comptabilité de trésorerie. Par ailleurs, les obligations déclaratives se renforcent considérablement. Vous devez produire une [liasse fiscale](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/quest-ce-que-la-liasse-fiscale/) complète (déclarations 2050 à 2059-G) comportant le **bilan, le compte de résultat** et de nombreuses annexes détaillées. Concernant la **TVA**, la déclaration devient mensuelle via le formulaire [CA3](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/ca3/), contre deux acomptes annuels en régime simplifié.

Pour calculer la TVA d’un montant HT ou TTC, nous vous invitons à utiliser notre [calculateur de TVA](https://www.clementine.fr/blog/calculateurs/tva-prix-ht-ttc/).

## Comment gérer la comptabilité d'une société en freelance ? 

Les **sociétés unipersonnelles** (EURL et SASU) supportent des **obligations comptables** nettement **plus lourdes que les statuts d'entrepreneur individuel.** Ces exigences découlent du cadre juridique des sociétés, même lorsqu'elles ne comptent qu'un seul associé.

Chaque année, vous devez impérativement établir un [bilan comptable](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/le-bilan-comptable/) et un [compte de résultat.](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/le-compte-de-resultat/) Ces documents synthétisent respectivement votre **situation patrimoniale** et votre **performance économique** sur l'exercice écoulé. Ils s'appuient sur la tenue quotidienne d'un livre journal et d'un grand livre.

La **liasse fiscale** constitue une obligation majeure : **déclaration 2065** (impôt sur les sociétés) accompagnée des **annexes 2033** (régime simplifié) ou **2050 à 2059** (régime normal) selon votre chiffre d'affaires. Vous devez également tenir une [assemblée générale annuelle](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/assemblee-generale-entreprise/) et rédiger un **procès-verbal** consignant les décisions prises.

Les [**comptes annuels**](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/depot-des-comptes-annuels--qui-est-concerne/) **doivent être déposés au greffe** du tribunal de commerce dans le mois suivant l'approbation des comptes. Cette formalité rend vos **informations financières publiques.** Enfin, les déclarations de TVA (CA3 ou [CA12](https://www.clementine.fr/blog/taxes-et-impots/ca12/)) s'ajoutent selon votre régime.

## Comptabilité de trésorerie ou d'engagement ?

### La comptabilité de trésorerie

**La** [**comptabilité de trésorerie**](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/la-comptabilite-de-tresorerie/) constitue la **méthode la plus simple** pour tenir ses comptes. Elle consiste à enregistrer uniquement les **flux bancaires réels :** encaissements et décaissements effectifs sur votre compte professionnel. 

Cette approche offre une **grande simplicité de gestion**, idéale pour les freelances débutants ou les petites structures. Cependant, elle présente une **limite majeure :** elle ne **reflète pas votre situation financière réelle.** Les factures émises mais non encore payées n'apparaissent pas, tout comme les dettes fournisseurs en attente de règlement.

La comptabilité de trésorerie **reste autorisée pour les micro-entreprises,** les **professions libérales en BNC** et les **entreprises au régime réel simplifié**. Au-delà, elle devient insuffisante.

### La comptabilité d'engagement

La [comptabilité d'engagement](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/la-comptabilite-dengagement/) fonctionne selon un **principe différent :** vous devez enregistrer les opérations **dès l'émission ou la réception d'une facture**. Chaque transaction génère deux écritures distinctes : l'une lors de la [facturation](https://www.clementine.fr/blog/creation-et-financement/tjm-freelance/), l'autre lors du règlement.

Cette méthode offre une **vision précise et fidèle** de votre situation patrimoniale. Vous visualisez en temps réel vos créances clients et vos dettes fournisseurs, permettant une anticipation optimale de votre trésorerie future. En revanche, sa **mise en œuvre** s'avère nettement **plus complexe et chronophage.**

La comptabilité d'engagement devient obligatoire pour le régime réel normal et toutes les sociétés (EURL, SASU). 

## Faut-il un expert-comptable pour un freelance ? 

### Expert-comptable : obligatoire ou facultatif ?

Contrairement à une idée répandue, **aucune obligation légale** n'impose aux [freelances de recourir à un **expert-comptable**](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/expert-comptable-freelance-obligatoire/) **en France**. Vous pouvez parfaitement tenir votre comptabilité vous-même, quel que soit votre statut juridique. Cette liberté permet de réduire considérablement vos charges fixes.

Toutefois, la pertinence de cette autonomie **varie fortement selon votre situation.** En micro-entreprise, les obligations comptables restent suffisamment simples pour gérer seul. En revanche, **dès le passage en Entreprise Individuelle** au régime réel ou **en société** (EURL/SASU), la complexité s'accroît drastiquement. Le recours à un professionnel devient alors **fortement recommandé.**

Les **avantages d'un expert-comptable** méritent considération :

-   Sécurité juridique et fiscale garantie
    
-   Optimisation fiscale personnalisée selon votre situation
    
-   Gain de temps considérable sur les tâches administratives
    
-   Conseils stratégiques pour le développement de votre activité
    

Les **inconvénients** pèsent néanmoins dans la balance :

-   [Coût élevé](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/prix-expert-comptable/) : entre 70 € et 250 € par mois selon votre activité
    
-   Dépendance à un tiers pour votre gestion
    
-   Contrôle direct moindre sur vos finances
    

### Les alternatives : logiciels de comptabilité en ligne

Face au coût d'un expert-comptable, les [logiciels de comptabilité en ligne](https://www.clementine.fr/blog/comptabilite-social-et-juridique/logiciels-comptables-les-plus-utilises/) constituent une **alternative économique** particulièrement séduisante. Ces solutions numériques se révèlent **2 à 5 fois moins chères qu'un cabinet traditionnel**, tout en offrant un accompagnement adapté aux besoins des freelances.

**L'automatisation** représente leur **atout majeur.** La **synchronisation directe** avec votre compte bancaire importe automatiquement vos transactions. Le logiciel les catégorise, génère vos factures conformes aux normes légales, tient votre livre des recettes et prépare vos déclarations fiscales. Vous **gagnez un temps précieux** sur des tâches répétitives et chronophages. En outre, la plupart des logiciels incluent un **service client dédié** pour répondre à vos questions comptables et fiscales.

## Quelles solutions Clementine.fr propose-t-elle aux freelances ? 

Quelle que soit votre forme juridique, Clementine.fr accompagne les freelances dans leur gestion comptable avec une approche moderne et accessible. Notre solution combine un [**logiciel de comptabilité**](https://www.clementine.fr/logiciel-comptabilite/) **intuitif** et **l'**[**expertise**](https://www.clementine.fr/expertise-comptable/) **d'un cabinet** inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables, le tout 100% en ligne.

Pour les **micro-entrepreneurs**, notre offre dédiée à **41 € HT/mois** inclut le logiciel complet avec synchronisation bancaire, facturation illimitée, gestion automatisée de la TVA et l'assistance d'un conseiller 5 jours sur 7. Une solution complète pour gérer votre activité en toute autonomie.

Les **entreprises individuelles** bénéficient d'une formule à **50 € HT/mois** comprenant en plus l'établissement du bilan avec attestation et la production de la liaison fiscale. Pour les **sociétés** (EURL, SASU), notre offre Expertise à **75 € HT/mois** propose un accompagnement complet avec bilan certifié et assistance illimitée.

Enfin, notre **offre Accompagnement à 116 € HT/mois** va encore plus loin avec des conseils illimités, la prise en charge totale de vos déclarations de TVA et un rendez-vous d'analyse de votre couverture sociale offerte. Une solution idéale pour optimiser votre protection sociale en tant que freelance.

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## FAQ

### Est-il obligatoire d'avoir un expert-comptable en freelance ?

Aucune loi n'impose de recourir à un expert-comptable. En micro-entreprise, vous pouvez facilement gérer seul. Pour les statuts plus complexes, c'est recommandé mais pas obligatoire.

### Combien coûte un expert-comptable pour un freelance ?

Un cabinet d'expertise comptable facture en moyenne entre 800 € et 1 200 € par an pour une micro-entreprise, 1 000 € à 1 500 € pour une EI au régime réel, et 1 500 € à 3 000 € pour une société (EURL/SASU). Les tarifs varient selon le volume d'activité et les prestations incluses.

### Puis-je déduire mes charges en micro-entreprise ?

Non, en micro-entreprise vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles. En contrepartie, l'administration applique un abattement forfaitaire sur votre CA : 71 % pour la vente, 50 % pour les services commerciaux, 34 % pour les activités libérales. Cet abattement représente vos charges.

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